La part des anges

Premier album de Serge band.

Certains des 15 titres qui le composent deviendront des incontournables au fil des concerts comme « Elles en racontent tant » et aussi « L’homme à la gueule de bois » qui bénéficiera au fil des années de plusieurs réarrangements.

Ce premier album a été enregistré au studio Tortion de Russin avec Julien Michel au mixage.

Titres


Paroles

Un dernier pas

(G. Queloz / T. Queloz)

C’est le vent qui souffle nos prières
C’est le temps qui brûle, éphémère
C’est la vois qui te dit ; reste fier
C’est encore une blessure pas la première

C’est la cloche qui sonne pour nos frères
Douleurs des marins loin de la mer
Encore une marque vive dans ta chair
Ennuie des paysans loin de la terre

Un dernier pas qui nous sépare du vide
Des enfers acides
Un dernier pas qui nous sépare du vide
Des désirs fétides
Il y aura quelqu’un pour me rattraper
Il y aura quelqu’un pour me rattraper
Il y aura quelqu’un pour me rattraper
Il y aura quelqu’un pour me rattraper


Quand au bout de la jetée, tu hésites
Que le diable en personne te rend visite
Tu entends déjà les flammes qui crépitent
En dessus de la porte il est écrit "exit"

Un dernier pas qui nous sépare du vide
Des enfers acides
Un dernier pas qui nous sépare du vide
Des désirs fétides
Il y aura quelqu’un pour me rattraper
Il y aura quelqu’un pour me rattraper
Il y aura quelqu’un pour me rattraper
Il y aura quelqu’un pour me rattraper

Elles en racontent tant

(G. Queloz / T. Queloz)

Audio officiel

Elles en racontent long
Ce sont elles qui construisent
Ce sont elles qui détruisent
Elles en racontent tant
Ce sont elles qui nous disent
Ce que l’homme est devenu
Depuis la nuit des temps

Elles en racontent long
Ce sont elles qui caressent
Elles qui tremblent en faiblesse
Elles en racontent tant
Elles révèlent tout de nous
Ce que nous avons bâti
Et tous ceux que nous avons trahis

Même si tes mains sont douces et lisses
Même si tes mains souvent te trahissent
N’oublie jamais qu’il faut rester fier
Des mains dures et rêches de ton père
Qui pour toi ont travaillé la terre


Elles en racontent long
Regarde au fond de tes mains
Tu pourras voir plus loin
Elles en racontent tant
Leurs lignes certains les lisent
C’est avec qu’elles qu’ils prédisent
Ce qu’il reste juste devant

Elles en racontent long
Elles se serrent, elles se frappent
Elles repoussent, elles attrapent
Elles en racontent tant
Elles transpirent les désirs
Les meilleures comme les pires
Versatiles, changent en un instant

Même si tes mains sont douces et lisses
Même si tes mains souvent te trahissent
N’oublie jamais qu’il faut rester fier
Des mains dures et rêches de ton père
Qui pour toi ont travaillé la terre


Elles étranglent, elles étreignent
Dirigent les orchestres du ciel
Elles étranglent, elles étreignent
Nous protègent du soleil

Même si tes mains sont douces et lisses
Même si tes mains souvent te trahissent
N’oublie jamais qu’il faut rester fier
Des mains dures et rêches de ton père

Quand il ne reste rien

(G. Queloz / T. Queloz)

Quand il ne reste rien
Des fougues imbéciles
Revoir des lendemains
Qu’ils puissent être paisibles

Quand il ne reste rien
Des baisers volatils
Reviennent entre mes mains
Ces vides inutiles

Poudre qui le soir fût jeter à mes yeux
Enfume ce miroir des matins malheureux
Tendresse éphémère, grains de poussières
Qui gâchent la lumière


Quand il ne reste rien
Des yeux surlignés de noir
Se réveillent au matin
Cernés de désespoir

Quand il ne reste rien
Du rouge de tes lèvres
Perdu en chemin
Là, c’est l’amour qui crève

Poudre qui le soir fût jeter à mes yeux
Enfume ce miroir des matins malheureux
Tendresse éphémère, grains de poussières
Qui gâchent la lumière


Quand il ne reste rien
De nos éclats de rire
Le soleil n’y est pour rien
S’évanouissent en soupirs

Quand il ne reste rien
De ces jeux de lumières
Qui au creux de tes reins
Faisaient naître un mystère

Poudre qui le soir fût jeter à mes yeux
Enfume ce miroir des matins malheureux
Tendresse éphémère, grains de poussières
Qui gâchent la lumière

Du même bois

(G. Queloz / S. Vergano)

On peut paraître un peu bruts c’est vrai
Mais c’est le temps qui nous a fait, tu sais
Notre écorce est un peu dure c’est sûr
On cicatrise seuls nos blessures

On vient les deux de là
Où le vent souffle si froid
Les deux pieds dans la terre
Et l’esprit dans les airs

On est fait du même bois
Ni le vent ni le froid
Ne nous feront jamais pencher, céder
Ni le temps ni ses blessures
Ne briseront notre armure


Bien que nos épines soient aiguisées
Certaines viennent pourtant s’y reposer
Et tout ce qui peut blesser de jour
De nuit devient des mots d’amour

On vient les deux de là
Où la bise brûle parfois
Les racines dans le gel
Et les yeux vers le soleil

On est fait du même bois
Ni le vent ni le froid
Ne nous feront jamais pencher, céder
Ni le temps ni ses blessures
Ne briseront notre armure


Et depuis nos montagnes si franches
Reconnaissons ensemble en revanche
Qu’à toujours vouloir aller plus haut
Il en est qui tombent aussitôt

On vient les deux là
Là où les hommes ne sont pas
On vient les deux de là
Là où la terre reprend parfois

On est fait du même bois
Ni le vent ni le froid
Ne nous feront jamais pencher, céder
Ni le temps ni ses blessures
Ne briseront notre armure

Demain

(G. Queloz / T. Queloz)

Audio officiel

J’ai vu des flammes
Brûler les rêves de tant d’âmes
J’ai vu des flammes

J’ai vu des femmes
Brûler mes rêves au fond de l’âme
J’ai vu des femmes

J’ai vu le temps
Jouer dans le décor de la mort
J’ai vu le temps

J’ai eu le temps
De subir la folie des hommes
J’ai eu le temps

Demain, il faudra revenir debout
Demain, il faudra prendre d’autres coups
Demain, il faudra revenir debout
Demain


Les poings serrés
Que les douleurs soient silencieuses
Silencieuses

Des malheureux
S’appuyer sur l’épaule de Dieu
Des malheureux

Les yeux levés
Vers le ciel, espérant l’éternel
Les yeux levés

Des processions
Pour des fantasmes de papier
Des feux de paille

Demain, il faudra revenir debout
Demain, il faudra prendre d’autres coups
Demain, il faudra revenir debout
Demain

Promesses

(G. Queloz / T. Queloz)

Audio officiel

Pourtant nous avions les mots
Les mots sur nos promesses
Et dire qu’on allait voir le beau
Le beau de nos prouesses

Il est des portes qui se ferment
Qui se ferment sur nos sagesses
De mauvaises graines qui germent
Qui germent de nos tendresses

Des larmes coulées à demi-mot
À demi-mot sur nos détresses
Les armes des pilules placébos
Placébos de nos ivresses

Quand le cœur s’emballe dans les bourrasques
C’est le vent qui revient et reprend
C’est les âmes qui souffrent et qui casquent
C’est le vent qui revient
C’est la peur qui reprend


Tes quelques vers griffonnés
Griffonnés avec adresse
Sur un vieux bout de papier
De papier et tu me laisses

Pourtant nous avions mis les mots
Les mots sur nos promesses
Et dire qu’on allait voir le beau
Le beau de nos prouesses

Quand le cœur s’emballe dans les bourrasques
C’est le vent qui revient et reprend
C’est les âmes qui souffrent et qui casquent
C’est le vent qui revient
C’est la peur qui reprend

Monster d’acier

(G. Queloz / T. Queloz)

Ma terre sous mes pieds
Le sol où je suis né
Écoute, on entend les foulés
D’un cheval sur le sol gelé

Un mur de pierres sèches
Mille années mais aucune brèche
Écoute, on entend la voix
D’un berger qui appelle là-bas

Le brouillard qui me mouille
La couleur des feuilles rouille
Écoute, on entend les cloches
Du troupeau qui approche

Mille ans, il aura fallu mille ans
Pour que ces moulins endiablés
Viennent détruire, la tranquillité
De nos montagnes écorchées

Monstre d’acier
Que viens-tu faire dans nos prés
Monstre d’acier
Mon pays tu vas tuer
Monstre d’acier
Que viens-tu faire dans nos prés
Monstre d’acier
Mon pays tu vas… tuer


Le chant des oiseaux
Les cloches des troupeaux
Écoute, on n’entend plus rien
Que le bruit du moulin

On a vendu, on a bradé
Le pire n’a pu être évité
Écoute, le bruit de l’argent
Qui traînent dans le vent

Mille ans, il aura fallu mille ans
Pour que ces moulins endiablés
Viennent détruire, la tranquillité
De nos montagnes écorchées

Monstre d’acier
Que viens-tu faire dans nos prés
Monstre d’acier
Mon pays tu vas tuer
Monstre d’acier
Que viens-tu faire dans nos prés
Monstre d’acier
Mon pays tu as… tué

Aurore

(G. Queloz / T. Queloz)

Si la grâce dans sa robe
S’est retrouvée comme piégée
Si le ciel dans ses yeux
S’y noie encore un peu

Si la grâce dans sa robe
S’est accrochée, agrippée
Si les larmes dans ses yeux
N’étaient que cadeau de Dieu

Lorsqu’Aurore se couche
C’est contre-nature
Aurore s’endort en oubliant le jour
Lorsqu’Aurore se couche
C’est contre-nature
Aurore s’endort en oubliant le jour


Les dentelles sur ses ailes
N’attendent plus que le soleil
Et la nuit qui se traîne
Qui se fou bien de sa peine

De l’amour elle n’a que
Les à-coups qui rendent sourd
La tête dans l’oreiller
Qu’on ne l’entende plus pleurer

Lorsqu’Aurore se couche
C’est contre-nature
Aurore s’endort en oubliant le jour
Lorsqu’Aurore se couche
C’est contre-nature
Aurore s’endort en oubliant le jour


Et dans vingt ou trente ans
On croira plus qu’elle était belle
Elle baissera les tarifs
Pour un dernier tour de piste

Et dans vingt ou trente ans
On croira plus qu’elle était belle
On la laissera pour morte
On lui aura brisé les ailes

Solitaire

(G. Queloz / T. Queloz)

Il peut y avoir ce qu’on voit
Ou alors ce qu’on croit voir
Ce qui semblait être
Devient si dérisoire

Il peut y rester quelques braises
Endormies au fond des yeux
Ce qui semblait être
Devient plus gris que bleu

On ne se parle guère
Nos visages ne voient plus
Je peux rester le temps du jeu
Tout près de toi

Tout près de toi
Je suis ce que j’étais
Tout près de toi
Juste un grand solitaire

Tout près de toi
Je suis ce que j’étais
Tout près de toi
Juste un grand solitaire


J’aurais voulu oui t’écouter
Entendre encore un peu ta voix
Ce qui semblait être
Devenu long silence de toi

Mais que restera-t ’il après
Quand tous les feux seront étain
Ce qui semblait être
Paraît qu’on ne change pas

On ne se parle guère
Nos visages ne voient plus
Je peux rester le temps du jeu
Tout près de toi

Tout près de toi
Je suis ce que j’étais
Tout près de toi
Juste un grand solitaire

Tout près de toi
Je suis ce que j’étais
Tout près de toi
Juste un grand solitaire

On ne se parle guère
Nos visages ne voient plus
Je peux rester le temps du jeu
Tout près de toi

Beautés fanées

(G. Queloz / T. Queloz)

Ces jolies dames endimanchées
Ont oublié de voir le temps passer
Leur silhouette essaie de nous cacher
Le poids des années qui se sont écoulées

Leur peau déjà mille fois retirée
Voudrait bien nous faire oublier
Toutes ces heures passées à pleurer
Leur visage qui dans le miroir s’est ridé

Elles veulent gommer comme elles peuvent
Les secondes, les jours et les années
Mais sous leur couche de fond de teint
Peau neuve
Elles savent qu’elles sont bien loin
Les tendres années


Chirurgiens prestidigitateurs
Se font un plaisir de retoucher
Les visages fanés dont elles ont peur
Et qu’il ne suffit plus de maquiller

Elles veulent gommer comme elles peuvent
Les secondes, les jours et les années
Mais sous leur couche de fond de teint
Peau neuve
Elles savent qu’elles sont bien loin
Les tendres années


Mais à ces jolies dames artificielles
Il serait bon de leur expliquer
Que juste avant de monter au ciel
Dans leur cercueil bien préparée
Elles n’auront pas meilleure mine
Que celles qui ont laissé
Le bon temps couler…

Elles veulent gommer comme elles peuvent
Les secondes, les jours et les années
Mais sous leur couche de fond de teint
Peau neuve
Elles savent qu’elles sont bien loin
Les tendres années…

La part des anges

(G. Queloz / T. Queloz)

Voir le clip

Parfois, la route n’est plus si belle que ça
Parfois je doute
Parfois je doute loin de toi

Parfois je me retourne tu n’es plus là
Parfois je sens
Ton souffle chaud au creux de moi

Je laisse toujours la lumière allumée
Je pousse la porte
Mais je ne tourne plus la clé

Il faut, il faut du temps pour oublier
Et dans le ciel
Une autre étoile s’est allumée

Je laisserai la part des anges
Et peu importe que ça dérange
Je laisserai la part des anges
Et peu m’importe que ça dérange

Je laisserai la part des anges
Et peu importe que ça dérange
Je laisserai la part des anges
Et peu m’importe que ça dérange


Parfois, quand on n’est pas prêt pour la nuit
Elle tombe alors
Elle vient rappeler les vérités

Souvent, on en oublie qu’il est ainsi
Des cœurs blessés
Par ceux qu’ils n’ont pas vu rentrer

Je laisse toujours la lumière allumée
Je pousse la porte
Mais je ne tourne plus la clé

Je laisserai la part des anges
Et peu importe que ça dérange
Je laisserai la part des anges
Et peu m’importe que ça dérange

Je laisserai la part des anges
Et peu importe que ça dérange
Je laisserai la part des anges
Et peu m’importe que ça dérange

L’homme à la gueule de bois

(G. Queloz / T. Queloz)

Et le matin tu vois sa croix
Pendue à sa fenêtre et tu le crois
Mieux que toi, mieux que toi, mieux que toi
Mais au fil des mois tu le vois
Tu vois qu’il n’est pas si bon qu’il le croit
Tu sais que bien souvent l’habit n’fait pas le moine
Tu vois qu’il n’est pas si bon qu’tu le crois
Tu sais que bien souvent l’idiot n’fait pas l’avoine
Et toi tu le vois, tu le vois
Là juste en face de chez toi
L’homme à la gueule de bois

L’homme à la gueule de bois
Il boit, il boit, il boit
Pour oublier qu’il a perdu la foi
L’homme à la gueule de bois
Il boit, il boit, il boit
Pour oublier qu’il a perdu la foi


Et souvent il se lave les mains
Surtout le dimanche matin
À l’église là il se déguise
Mais de jours en jours tu le vois
Tu vois qu’il n’est pas si bon qu’il le croit
Tu sais que bien souvent l’habit n’fait pas le moine
Tu vois qu’il n’est pas si bon qu’tu le crois
Tu sais que bien souvent l’idiot n’fait pas l’avoine
Et tu ne crois pas c’que tu vois
Là juste en face de chez toi
L’homme à la gueule de bois

L’homme à la gueule de bois
Il boit, il boit, il boit
Pour oublier qu’il a perdu la foi
L’homme à la gueule de bois
Il boit, il boit, il boit
Pour oublier qu’il a perdu la foi


Et bien-sûr il vomit ses frères
Ses cousins et même ses voisins
Et toit tu digères tout ce qu’il te dit
Mais tu gardes bien un goût amer
Tu vois qu’il n’est pas si bon qu’il le croit
Tu sais que bien souvent l’habit n’fait pas le moine
Tu vois qu’il n’est pas si bon qu’tu le crois
Tu sais que bien souvent l’idiot n’fait pas l’avoine
Et tu sais que moins tu le vois
Oui bien mieux ça ira
L’homme à la gueule de bois

L’homme à la gueule de bois
Il boit, il boit, il boit
Pour oublier qu’il a perdu la foi
L’homme à la gueule de bois
Il boit, il boit, il boit
Pour oublier qu’il a perdu la foi

Pour oublier qu’il a perdu son foie

Mister Jack

(G. Queloz / T. Queloz)

Il marchait seul
La nuit tenait sur ses épaules
Un spleen accroché aux talons

Il marchait seul
La nuit chuchote à son oreille
Pendant toutes ses nuits sans sommeille

Mister Jack
Mister Jack is back
Mister Jack
Mister Jack Daniel
Mister Jack
Déploie ses ailes


Il marchait seul
La lune se noyait dans ses yeux
Le ciel en devenait malheureux

Il marchait seul
Donnant du goût à mes larmes
Lui seul, comme dernière arme

Goutte à larme
Larme à goutte
Il coule
Sur ma joue
Dans ma gorge
Comme un chat qu’on égorge

Mister Jack
Mister Jack is back
Mister Jack
Mister Jack Daniel
Mister Jack
Déploie ses ailes

Au fil des heures

(G. Queloz / T. Queloz)

Les braises chaudes que tu manipules
Pourraient bien te bruler le cœur
Et tous ces corps qui gesticulent
Deviennent des ombres
Au fil des heures

Les matins tristes, les maux de demain
Pourraient bien te brûler le cœur
Tu chantes toujours le même refrain
Cet air qui te noircit
Au fil des heures

Comme un soldat qui dans entre les balles
Toutes les nuits tu joues à la vie à la mort
Comme un forçat qui fredonne en cavale
À mille à l’heure et ta raison s’endort


Pourtant les larmes dans ses yeux
Pourraient bien te brûler le cœur
Elle qui voudrait te voir heureux
Et qui se lasse de t’attendre
Au fil des heures

Comme un soldat qui dans entre les balles
Toutes les nuits tu joues à la vie à la mort
Comme un forçat qui fredonne en cavale
À mille à l’heure et ta raison s’endort


Ce mal de vivre qui t’envahie
Pourrait bien te brûler le cœur
Mais n’oublie pas que dans ton lit
Quelqu’un t’attend
Au fil des heures…

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